Le paria
Quand la lassitude, vient à bout du char doré
Après le quotidien et perpétuel pèlerinage
Qu'il achève toujours de l'autre côté
Du globe, le paria marchait près du rivage.
En tenue d'Adam, il foulait de ses pas
Le sable doré; le regard fixé sur l'onde
Il rejetait sa vie, songeait au trépas;
Ne comprenant pas le monde immonde.
Autrefois riche, aimé et respecté de tous
Il était autant courtisé que la dame de Saba,
Et sa demeure emplie de belles pousses,
Brillait de jour comme de nuit, de mille carats.
Aujourd'hui, miséreux et pauvre hère,
Vaincu par la félonie et la maladie,
Par tous temps et saisons, il erre
Sans but, avançant vers l'inconnu.
Décidé à transcender ses malheurs, aux flots
Il s'abandonna, sans peur et sans remords;
Il gisait, insconscient dans l'eau,
Et l'eau emportait au loin son inerte corps.
Rachid Anwone
Quand la lassitude, vient à bout du char doré
Après le quotidien et perpétuel pèlerinage
Qu'il achève toujours de l'autre côté
Du globe, le paria marchait près du rivage.
En tenue d'Adam, il foulait de ses pas
Le sable doré; le regard fixé sur l'onde
Il rejetait sa vie, songeait au trépas;
Ne comprenant pas le monde immonde.
Autrefois riche, aimé et respecté de tous
Il était autant courtisé que la dame de Saba,
Et sa demeure emplie de belles pousses,
Brillait de jour comme de nuit, de mille carats.
Aujourd'hui, miséreux et pauvre hère,
Vaincu par la félonie et la maladie,
Par tous temps et saisons, il erre
Sans but, avançant vers l'inconnu.
Décidé à transcender ses malheurs, aux flots
Il s'abandonna, sans peur et sans remords;
Il gisait, insconscient dans l'eau,
Et l'eau emportait au loin son inerte corps.
Rachid Anwone
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