Poème: Le phare d'Alexandrie

C'est le crépuscule, le char doré s'en est allé.
Un navire, dans la pénombre, sur l'onde tanguait.
Le ciel, les marins désespérés maudissaient
Et, avec du rhum noyaient leur contrariété.

La nature commença à se déchainer:
Le vent s'est levé et faisait mouvoir les vagues
Qui dansaient, virevoltaient. Comme une dague,
Une lumière transperça la naissante obscurité.

Elle venait de l’œil du grand monument au bord de la mer,
De la grande bâtisse qui courtisait le firmament.
Elle tournoyait dans l'éther, inlassablement,
Comme mue par la force d'un des grands titans de l'enfer.

À sa vue le Capitaine s'écrie:
<<Oyé oyé oyé... Nous y sommes,
Que viennent tous mes hommes,
Voilà le phare d'Alexandrie!>>

Rachid Anwone, poète agrégé

Commentaires

Articles les plus consultés