Poème : ANWONE Rachid
L’artiste et son fils, prisonniers sur l’île,
Le tyran ayant orchestré ce triste exil ;
Le génie s’est remis en marche,
Il cherche le fil tendu, l’arche
De la destinée, de la liberté, de l’apogée ;
L’art recherchant le feu, le caducée.
Dédale, de ses mains merveilleuses,
Fit naitre un être aux ailes soyeuses.
Icare jouant tendrement près de lui,
Il scrute le ciel ; au loin, le soleil luit.
Minos peut tout m’interdire, dit –il,
Mais par l’éther, je suis volatile.
De cette analogie, découle ma vie,
Prisonnier, triste, je suis ici
Dans ce bas-monde et le soir,
Quand ma muse va boire
Dans les eaux de la transcendance,
Je trouve supportable mon existence.
ANWONE
Rachid, Poèmes
Nouveaux
Commentaires
Enregistrer un commentaire